Les murs mettent du temps a se réchauffer, à l'intérieur
des coquilles, rien de nouveau, les bruits obsessionnels
se sont tus, les bruits omniprésents se sont éteints
De chez les voisins on ne voit rien, on n'entend rien.
Trop tôt sans doute pour en tirer des conclusions
sur la palissade.
Point de salut, au-delà de la palissade.
L'histoire commence, enfin, par des mots échangés
au-dessus de la palissade, quand, par une belle matinée
de rayons et de poussières, chacun de son côté
a tenté d'apercevoir les doigts des mains,
les ongles des doigts, les bras sous le tissus,
les veines sous le cuir.
Le début d'une histoire de mots échangés, pauvre vocabulaire
des gestes agités maladroits quand ni l'un ni l'autre
écoute l'autre pour communiquer sur le partage des taches
indélébiles étalées maladroitement.
Je suis obsédé par ce rêve déclinant le contact établi,
les distances abolies, la douceur des contacts,
ces mains touchant la chaleur du sang
répondu sur le linceul enveloppant la mémoire oubliée.
L'histoire n'est pas terminée, le réveil est douloureux.
Si tôt le matin, si loin de la nuit, je ne ferai pas demi-tour
pour aller chercher dans la nuit les restes hypothétiques
d'une rencontre. Par contre, je ferai bien demi-tour
pour aller chercher sous le sommier la poussière accumulée
des semelles, sans elle, les retours sont impossibles.
Elle a cette odeur diffuse des détails oubliés,
cette légèreté incolore transportant par transparence
ce qui n'est déjà plus.
Ils plantent des citronniers
Ils plantent des citronniers.
Le son est incessamment répété en continu.
Creuser, frapper, trancher, composer.
Faire du bien.
Reposer les mains.
L'appel sonne, quelqu'un cherche à appeler
pour parler des mots obligés, pour savoir si ils ont tout vu,
des racines, des pépins, des épluchures.
Arrêter le vent.
L'amertune, besoin de lumière, la fatigue qui étreint,
cette couleur hypnotisant, l'acidité du grain,
ce besoin de temps calme, doux, légèrement humide
autour des parterres de fleurs sous les feuilles.
Ils doivent aller voir la planification, les rangs seront serrés,
tuteurer avec les tuteurs et leur caoutchouc, respecter les distances.
Deux euros soixante dix huit centimes n'ont pas été compté
dans le bilan, le paisible est si proche, la douceur des mains lavées
avec l'eau du pluie ne coute rien, que le seau monté du puits
au bout de la corde tendue à la verticale du fond des pierres mouillées
où résonnent grattements et claquements.
Le son est incessamment répété en continu.
Creuser, frapper, trancher, composer.
Faire du bien.
Reposer les mains.
L'appel sonne, quelqu'un cherche à appeler
pour parler des mots obligés, pour savoir si ils ont tout vu,
des racines, des pépins, des épluchures.
Arrêter le vent.
L'amertune, besoin de lumière, la fatigue qui étreint,
cette couleur hypnotisant, l'acidité du grain,
ce besoin de temps calme, doux, légèrement humide
autour des parterres de fleurs sous les feuilles.
Ils doivent aller voir la planification, les rangs seront serrés,
tuteurer avec les tuteurs et leur caoutchouc, respecter les distances.
Deux euros soixante dix huit centimes n'ont pas été compté
dans le bilan, le paisible est si proche, la douceur des mains lavées
avec l'eau du pluie ne coute rien, que le seau monté du puits
au bout de la corde tendue à la verticale du fond des pierres mouillées
où résonnent grattements et claquements.
Où vont les chiens ?
Où vont les chiens?
Je me tiens prés au cas où, je dois trier
dans l'ordre, les arcs et les solives,
les dards et les solides.
Je dois impérativement aller pus vite,
l'accélération sera fulgurante,
le passage au point de contrôle laisse à peine le temps de souffler
et le temps de passage aux portes largement dépassés depuis le dernier contrôle.
D'où viennent ils ?
Les espaces sont si lointains, les temps de parcours
si longs que la préparation psychologique est nécessaire.
Le guide d'évaluation guide les démarches.
Qu'en sera t il ? Quand l'évolution aboutira
à la perfection, l'eau pétillante aux bulles pures,
avec son message de bienvenue
adressé à tous les êtres vivants sous les ponts
et sous les rambardes de fer.
Qui est elle ? Celle qui ne vient qu'une fois par an,
un éclair opaque et sombre, éclairant à peine
le pas et le sas.
Des murmures éparpillés,
des ordres sous entendus,
à cacher en haut de la cuisse,
qu'il s'y passe quelque chose !
Je me tiens prés au cas où, je dois trier
dans l'ordre, les arcs et les solives,
les dards et les solides.
Je dois impérativement aller pus vite,
l'accélération sera fulgurante,
le passage au point de contrôle laisse à peine le temps de souffler
et le temps de passage aux portes largement dépassés depuis le dernier contrôle.
D'où viennent ils ?
Les espaces sont si lointains, les temps de parcours
si longs que la préparation psychologique est nécessaire.
Le guide d'évaluation guide les démarches.
Qu'en sera t il ? Quand l'évolution aboutira
à la perfection, l'eau pétillante aux bulles pures,
avec son message de bienvenue
adressé à tous les êtres vivants sous les ponts
et sous les rambardes de fer.
Qui est elle ? Celle qui ne vient qu'une fois par an,
un éclair opaque et sombre, éclairant à peine
le pas et le sas.
Des murmures éparpillés,
des ordres sous entendus,
à cacher en haut de la cuisse,
qu'il s'y passe quelque chose !
Longtemps, sans évoluer.
Longtemps sans évoluer, un bloc profond
à peine accessible, tout sera tenté.
Tout sera tenté pour éviter la profondeur,
les espaces lointains, la gravité.
Dans l'espace clos du vaisseau, le silence peut-être total,
les pas sans pied, les sons sans vibration,
les écarts infimes entre les particules
et les écarts infinis entre les poussières.
Il n'y a plus que lui, il c'est plein de ne pas avoir eu du temps,
des temps raccourcis et des temps rétrécis.
La vitesse du son sur la lame du couteau,
ça y est, il y est arrivé,
la vitesse des atomes sur l'anse du bol,
ça y est, il y est arrivé,
la vitesse de la lumière sur l'ombre de l'évier ,
ça y est, l'eau s'est évacuée.
Le temps d'infuser l'étoile,
l'étoile s'est dissoute
et dans l'espace clos du vaisseau
la poignée n'ouvre plus les vaisseaux aux flux ininterrompus
des particules responsables de la couleur de la peau.
à peine accessible, tout sera tenté.
Tout sera tenté pour éviter la profondeur,
les espaces lointains, la gravité.
Dans l'espace clos du vaisseau, le silence peut-être total,
les pas sans pied, les sons sans vibration,
les écarts infimes entre les particules
et les écarts infinis entre les poussières.
Il n'y a plus que lui, il c'est plein de ne pas avoir eu du temps,
des temps raccourcis et des temps rétrécis.
La vitesse du son sur la lame du couteau,
ça y est, il y est arrivé,
la vitesse des atomes sur l'anse du bol,
ça y est, il y est arrivé,
la vitesse de la lumière sur l'ombre de l'évier ,
ça y est, l'eau s'est évacuée.
Le temps d'infuser l'étoile,
l'étoile s'est dissoute
et dans l'espace clos du vaisseau
la poignée n'ouvre plus les vaisseaux aux flux ininterrompus
des particules responsables de la couleur de la peau.
Je n'ai pas eu l'impression
Je n'ai pas eu l'impression d'avoir eu une coupure.
Vivement qu'il parle à la télévision du sens
à donner aux multiples courants d'air et
qu'enfin après cette longue marche au milieu
des fougères, je puisse pénétrer la forêt sombre.
Je me suis assis devant la télévision quand
sur les orbites au-delà de la ceinture d'Orion,
les sondes rendirent un éclat pâle impossible
à ressentir sous le couvert.
Ne pas refaire, pile poil, ce qui a déjà été fait.
Faire avec le 29 décembre, les averses froides
d'eau froide, l'air entre les pieds des chaises,
la mésange accrochée à sa graine.
A coté, je n'ai pas vu du monde, vu et oublié la chaleur.
Au loin, j'aperçois des traces de mondes reliés
par une ligne éphémère, les brosses du ciel traversé
de poils échappés des cadavres d'objets volants.
Ce n'est pas le même contexte.
C'est long, c'est long.
Vivement qu'il parle à la télévision du sens
à donner aux multiples courants d'air et
qu'enfin après cette longue marche au milieu
des fougères, je puisse pénétrer la forêt sombre.
Je me suis assis devant la télévision quand
sur les orbites au-delà de la ceinture d'Orion,
les sondes rendirent un éclat pâle impossible
à ressentir sous le couvert.
Ne pas refaire, pile poil, ce qui a déjà été fait.
Faire avec le 29 décembre, les averses froides
d'eau froide, l'air entre les pieds des chaises,
la mésange accrochée à sa graine.
A coté, je n'ai pas vu du monde, vu et oublié la chaleur.
Au loin, j'aperçois des traces de mondes reliés
par une ligne éphémère, les brosses du ciel traversé
de poils échappés des cadavres d'objets volants.
Ce n'est pas le même contexte.
C'est long, c'est long.
On ne représentent plus rien
On ne représente plus rien, les genoux n'écorchent plus
sur le ciment des bateaux
et les coudes jouent dans les imperméables de laine
bleue marine.
Que cherchent tu as me dire?
Avec ta bouche sèche et ces quelques syllabes incompréhensibles.
Je sais, ça va aller, on va y arriver, à finir comme toi
l'esprit déjà accroché aux détails des murs sans cesse plus proches.
Il ne reste bientôt plus que des peaux tachées,
la peau de l'ocelot, du jaguar,
la vielle peau brune du boa,
les taches sur la peau des bras, des mains, des doigts.
Par moment je n’entends plus rien,
je ne comprends plus rien et en plus
tout le monde arrive demain.
Il y a assez de bazar comme cela, assez pour écouter
l'éponge sur la table de la cuisine,
le pas sur le pave de la cuisine,
les traces du repas dans l'évier de la cuisine.
sur le ciment des bateaux
et les coudes jouent dans les imperméables de laine
bleue marine.
Que cherchent tu as me dire?
Avec ta bouche sèche et ces quelques syllabes incompréhensibles.
Je sais, ça va aller, on va y arriver, à finir comme toi
l'esprit déjà accroché aux détails des murs sans cesse plus proches.
Il ne reste bientôt plus que des peaux tachées,
la peau de l'ocelot, du jaguar,
la vielle peau brune du boa,
les taches sur la peau des bras, des mains, des doigts.
Par moment je n’entends plus rien,
je ne comprends plus rien et en plus
tout le monde arrive demain.
Il y a assez de bazar comme cela, assez pour écouter
l'éponge sur la table de la cuisine,
le pas sur le pave de la cuisine,
les traces du repas dans l'évier de la cuisine.
Les volumes s'équilibrent
Les volumes s'équilibrent, même sous les oreillers
le cerne des yeux sous la pupille dilatée traverse
la longue nuit des tombes pillées
après le passage des fers sur les pavés
de cette ancienne voie romaine
sans laquelle nous ne serions pas allé aussi loin.
Chacune est assise, un couteau et un pinceau,
du rouge pour la couleur,
du noir pour l'ombre du four.
Ne pas enregistrer et ne pas répondre,
ne pas y aller.
Ne pas se battre perpétuellement bâton contre bâton
ou plutôt se battre perpétuellement fer contre fer
pour assouvir notre soif de tranchant,
la lame aiguisée tranchant la veine et le drap
rangé tout en haut du placard taché des projets.
le cerne des yeux sous la pupille dilatée traverse
la longue nuit des tombes pillées
après le passage des fers sur les pavés
de cette ancienne voie romaine
sans laquelle nous ne serions pas allé aussi loin.
Chacune est assise, un couteau et un pinceau,
du rouge pour la couleur,
du noir pour l'ombre du four.
Ne pas enregistrer et ne pas répondre,
ne pas y aller.
Ne pas se battre perpétuellement bâton contre bâton
ou plutôt se battre perpétuellement fer contre fer
pour assouvir notre soif de tranchant,
la lame aiguisée tranchant la veine et le drap
rangé tout en haut du placard taché des projets.
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